La lettre de SUD-Éducation 46 / 12 décembre 2013

La grève, les non-remplacements, la journée de rattrapage, feu la note de vie scolaire, les fachos et Mandela...

jeudi 12 décembre 2013
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RETOUR SUR LA MOBILISATION DU 5 DÉCEMBRE contre la réforme des rythmes scolaires

Dans le Lot, 121 collègues du premier degré ont fait grève, soit quatre fois plus que pour la précédente mobilisation, le 13 novembre, sur le même sujet. Un rassemblement, dans le froid, d’une quarantaine de personnes devant l’IA a également marqué cette journée. Toutes les organisations syndicales, sauf le Se-Unsa, appelaient à la grève.

Alors, cette fois, nous avons été écoutés pas le Dasen.

Lors de cette rencontre, Sud a soulevé les points suivants :

que cette réforme engendrait plus de fatigue.

que les responsabilités étaient supportées par les directeurs-trices

il a été rappelé les difficultés liées aux PAI, à la gestion des médicaments, des accidents, à la mauvaise utilisation de la classe par les intervenants, les sureffectifs.

qu’au vu de l’inertie de l’administration, tout porte à croire qu’elle s’accommode de cette situation. Leurs primes (notamment aux Dasen), sont nos déprimes

que la grand’messe rassemblant les associations avait été entachée de témoignages fantaisistes comme par exemple celui d’un élu de la basse vallée qui s’était publiquement félicité de sa réussite dans la mise en place des nouveaux rythmes, alors que les élèves de sa garderie sont en surnombre.

aucun cas n’a été fait du coût de cette augmentation de travail sur les enseignants.

tous les moyens sont tournés vers le périscolaire

cette réforme crée des conflits avec les mairies alors qu’on demande toujours aux enseignants d’assurer de bonnes relations avec ces dernières.

les inégalités se creusent entre les communes et déjà les choix des parents commencent à se faire en fonction de l’offre périscolaire.

Une suite à cette journée de mobilisation sera donnée, cette réforme ne doit pas se faire sans que l’on nous entende !

LE NON REMPLACEMENT des enseignants, c’est de pire en pire !

La situation est catastrophique sur tout le département et en particulier sur Cahors 1.

Pendant qu’on détourne l’attention du public, le ministère invente le plus de classes que de maîtres, et accentue les pressions hiérarchiques pour faire taire les enseignants.

En effet, on nous demande de reprendre en cœur que tout se met en place au mieux, que la priorité du ministre est au primaire. On s’inquiète pour celui qui aura la prochaine priorité !

RATTRAPAGE DU 13 NOVEMBRE, SUITE

Ce qui suit est un texte émanant du principal syndicat des personnels de direction (principaux, proviseurs). Il demande en substance à ses adhérents et sympathisants de ne pas faire les remontées au rectorat concernant les enseignants qui n’auraient pas assuré la première journée de rattrapage !

Lisez plutôt :

« Merci aux 3 678 collègues qui ont répondu à l’enquête du 12 novembre : le SNPDEN a ainsi été le

seul à dresser un état des lieux objectif de la situation.

Le désordre autour du rattrapage du 13 novembre met en première ligne les personnels de direction,

à nouveau voués à servir de fusible. Ainsi, après les propos martiaux tenus par des autorités

académiques incitant les directions à la fermeté, voilà que l’on découvre que ce rattrapage était

obligatoire pour les établissements mais facultatif pour les personnels dans certaines académies. Ce

double discours n’est pas acceptable.

Il demande au ministère de clairement indiquer si avoir refusé de travailler le 13 novembre

après-midi est un service non fait. En attendant cette réponse, le SNPDEN demande aux

collègues de suspendre tout transfert d’informations aux autorités académiques sur le

rattrapage et ses conditions. »

Si même les proviseurs et principaux s’y mettent, la deuxième journée de rattrapage promet d’être un vrai succès !

NOTE DE VIE SCOLAIRE, la disparition annoncée, enfin, de cette absurdité bureaucratique

http://www.sudeducation.org/La-note-de-vie-scolaire-c-est.html

DANGER GRAVE ET IMMINENT

Pendant qu’on accroche la charte de la laïcité en grandes pompes, de nombreux collègues signalent des dangers dans leurs établissements sans être entendus par les mairies ni, bien sûr, par leur hiérarchie.

Il existe cependant une procédure de signalement de danger grave et imminent. Pour tout savoir :

http://www.sudeducation.org/-Le-Registre-Sante-Securite-au-.html

LE CHANGEMENT... PAS VRAIMENT

courrier de Pierre Frackowiak

Jacques Risso a été suspendu de ses fonctions de directeur d’école et de professeur à la veille de la rentrée, sur la base d’un dossier aberrant (que j’ai lu avec effarement) constitué par l’inspectrice du territoire et, selon toute vraisemblance, par l’IEN adjoint au DASEN. Un dossier uniquement à charge qui montre que les directeurs d’école peuvent tous être victimes de telles pratiques demain, mais aussi que la hiérarchie n’a pas fait son travail.

Il est insupportable que dans notre pays, ce soit les petits qui "trinquent" pour les erreurs de leurs chefs

Il est évident que cette situation embarrasse beaucoup, du DASEN qui a à gérer la bombe laissée par son prédécesseur, conseillé par l’IENA, au recteur, au ministre, aux inspecteurs généraux mobilisés sur cette "affaire", aux syndicats d’inspecteurs...

En fait, à l’évidence, un certain nombre de cadres n’ont pas encore été sevrés du développement de l’autoritarisme et de la suspicion au cours des années 2005/2012, au nom du fameux et stupide pilotage pas les résultats. Apparemment, dans certains secteurs rien n’a changé par rapport à l’élection présidentielle : déshumanisation, pilotage par les résultats, évaluationnite aiguë , fonctionnement hiérarchique pyramidal avec tuyaux d’orgue et parapluies à chaque étage... Comportements de mauvais "flics" pour certains...

Nous ne laisserons pas faire.

Jacques Risso et ses proches souffrent depuis trop longtemps. Les directeurs d’école peuvent craindre le pire si les responsabilités de l’encadrement ne sont pas clairement établies.

Nous poursuivrons le combat sous d’autres formes au nom de la justice, du respect des enseignants de base, de la démocratie et de la refondation de l’école qui ne peut s’accommoder de pratiques autoritaristes.

Pierre Frackowiak

Inspecteur honoraire de l’Éducation Nationale
Administrateur national de la Ligue de l’Enseignement
Co-auteur avec Philippe Meirieu de « L’éducation peut-elle être encore au cœur d’un projet de société ? ». Éditions de l’Aube. Mai 2008. Réédition en format de poche, octobre 2009

Auteur d’une contribution dans l’ouvrage « Construire des pratiques éducatives locales » sous la direction de Vincent Berthet et Laurence Fillaud-Jirari. Éditions La chronique sociale. Juillet 2008.
Auteur de « Pour une école du futur. Du neuf et du courage » Préface de Philippe Meirieu. Éditions La chronique sociale. Lyon. Septembre 2009
Auteur de « La place de l’élève à l’école ». Éditions La chronique sociale. Lyon. Janvier 2010.
Auteur d’une contribution dans l’ouvrage « Les enfants au carré ? Une prévention qui ne tourne pas rond » du collectif Pas de 0 de conduite, aux éditions Erès. Mai 2011.
Auteur de tribunes, analyses, sur les sites « educavox.fr », « meirieu.com »

LE FASCISME ENCORE ET TOUJOURS

Menace de mort sur un militant Solidaires étudiant-e-s Lille

Stop aux agressions fascistes !

Un jeune camarade de Solidaires étudiant-e-s Lille a reçu cette semaine, à son domicile une lettre anonyme contenant des menaces de mort.

La fédération Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes prend très au sérieux cette nouvelle provocation fasciste. En effet, ce jeune camarade a déjà fait l’objet de violences fascistes le 26 mars 2012, qui ont donné lieu à une main courante à l’époque. De plus, les caves de la bourse du travail de Lille ont été marquées de 2 croix gammées, dans la nuit du 2 au 3 décembre 2013.

Ce courrier s’inscrit dans le climat actuel de déchaînement raciste et xénophobe, comme rarement le pays a pu en connaître.

Solidaires étudiant-e-s constate que ce document, marqué d’un insigne nazi et d’un autre du bloc identitaire, s’inscrit dans la filiation d’Unité Radicale et de la plus obscurantiste tradition fasciste.

Cette obsession néonazie a abouti récemment à l’assassinat de notre camarade Clément Méric, et c’est le même sort qui est promis à notre camarade de SUD étudiant-e-s Lille.

La fédération Solidaires étudiant-e-s soutiendra sans faillir ses militant-e-s contre les menaces fascistes . Nous affirmons encore une fois que la peur n’est pas dans notre camp, et que nous ne nous laisserons jamais intimider par des gens qui ne savent qu’agresser les actrices et acteurs de la lutte sociale.

La fédération Solidaires étudiant-e-s appelle l’ensemble des syndicats, et des organisations démocratiques et antifascistes à s’opposer aux idées et aux menaces fascistes !

Renforçons nos luttes, faisons taire l’extrême-droite !

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes

Contacts locaux : 0782333900/ lille@sud-etudiant.org

Porte-parolat : 06.86.80.24.45

http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/

contact@solidaires-etudiant-e-s.org

RASSEMBLEMENT EN HOMMAGE A NELSON MANDELA

Le SAMEDI 14 Décembre à 11 heures sur le parvis de la Mairie de Cahors.


Brèves

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