Lettre de SUD-Éducation 46 / 17 octobre 2013

La journée de rattrapage, le Medef en correctionnelle partenaire de l’EN, les expulsions qui reprennent et autres joyeuseté.
mercredi 30 octobre 2013
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Au sommaire :

  1. La journée de rattrapage
  2. Les rythmes scolaires et le droit syndical
  3. Un enseignant suspendu
  4. Le Medef en correctionnelle partenaire de l’EN
  5. Adhérer

Qui veut d’une journée de rattrapage déjà rattrapée ?

Depuis quelques années, les calendriers scolaires des établissements deviennent complexes. En effet en sus des deux journées de pré-rentrée (respectées par tous les établissements ?) et des "réunions classiques" se surajoutent des réunions à l’initiative propre des chefs d’établissement (liaison inter-degrés par exemple) et enfin un nombre croissant de journées à rattraper : lundi de Pentecôte, ponts et deux journées correspondant aux vacances de la Toussaint.
Afin, d’éviter tout caractère arbitraire et subjectif et afin que les personnels puissent suivre ce qui leur est demandé, il serait souhaitable que soit récupéré un jour non travaillé, ainsi il est nécessaire de rattraper un jeudi des vacances de la Toussaint et non un lundi comme proposé.

Après tout, lorsqu’un jour férié tombe un dimanche, on ne nous propose pas de nous offrir une journée de salaire !

Pour y voir plus clair :

Voici la Note de présentation et et les Caractéristiques du calendrier scolaire de l’année 2013-2014, qui expliquent clairement dans quel cadre le 13 novembre se place selon le ministère :

Rentrée scolaire

La rentrée des élèves est prévue le mardi 3 septembre 2013.

La première journée de pré-rentrée des enseignants est prévue le lundi 2 septembre 2013.

Afin de garantir les 36 semaines légales de cours, le rattrapage de cette journée de pré-rentrée, non scolarisée pour les élèves, est prévu le mercredi 13 novembre 2013 après-midi (pendant la semaine du 11 novembre) et le mercredi 11 juin 2014 après-midi (pendant la semaine du lundi de Pentecôte).

Le calendrier scolaire de l’année 2013-2014 est fondé sur les principes suivants :

- respecter les 36 semaines légales de cours, notamment en rattrapant la journée de pré-rentrée, non scolarisée, sur deux mercredis après-midi pendant des semaines comportant 4 jours de cours ;

- prévoir deux jours de pré-rentrée pour les enseignants : une journée avant la rentrée des élèves et deux demi-journées (ou horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours avant les vacances de la Toussaint, afin de permettre de prolonger la réflexion engagée lors de la journée de pré-rentrée.

Le ministère a ensuite amendé son projet pour que dans les écoles qui ne travaillent pas le mercredi matin on "rattrape" le jour de pré-rentrée en entier le mercredi 13 novembre sur la journée entière plutôt qu’en deux mercredis après-midi.

Le 13 novembre (et le 11 juin), nous sommes bien supposé-e-s "rattraper" la journée de pré-rentrée du 2 septembre, qui a été travaillée pour les enseignant-e-s mais non scolarisée pour les élèves, et cela selon le ministère lui-même (et non selon telle ou telle interprétation syndicale ou académique).

En conséquence, si rien ne bouge du côté du rectorat, à l’instar d’autres organisations syndicales, SUD-Éducation déposera un préavis de grève pour la journée du mercredi 13 novembre !

Les rythmes scolaires et le droit syndical

Dans la continuité d’une contre-réforme des rythmes scolaires élaborée et mise en place envers et contre toutes et tous, Vincent Peillon poursuit son grand chantier du primaire et de l’organisation du temps de service des professeur-e-s des écoles (PE) sans se soucier ni de leur avis ni de leurs droits.

Le projet d’arrêté sur les Réunions d’Information Syndicale (RIS) dans le premier degré ne permet pas l’exercice du droit syndical prévu depuis 1982 pour la fonction publique d’état.

Le nombre d’heures d’information syndicale : aujourd’hui le ministère propose d’octroyer aux PE 3 demi-journées de 3 heures pour participer à des RIS. Si cela peut par endroit apparaitre comme un progrès, tant les disparités géographiques étaient importantes et les droits remis en cause dans de trop nombreux départements, c’est encore en dessous des droits de la fonction publique et du décret de 1982 qui permet à tous les agents de bénéficier d’une heure de réunion syndicale par mois.

Le moment des réunions syndicales : dans le projet du gouvernement, les créneaux horaires pour les RIS sont réduits aux seuls temps consacrés aux concertations des équipes ou dans le meilleur des cas aux formations en circonscriptions, faisant mécaniquement chuter les taux de participation des collègues à ses réunions.

Toutes les organisations syndicales se sont indignées du refus d’autoriser, comme avant 2008, l’organisation des RIS sur temps scolaire.
Mais le projet de ministère est encore pire qu’une absence de progrès : « L’esprit du texte est clairement de faire en sorte que les RIS aient lieu le mercredi après-midi sur les 48 heures forfaitaires… » Cet aveu de l’administration lors d’une séance de travail sur le sujet indique à lui seul l’intérêt porté par l’administration aux revendications des collègues et des organisations syndicales en matière d’information et d’échanges.
Ainsi, comme les gouvernements précédents, le ministère ne permettrait pas que les collègues se réunissent sur le temps devant élèves mais, en plus, il ne permettrait plus que celles-ci se tiennent pendant les animations pédagogiques comme cela était l’usage depuis 2008 !

SUD-Éducation s’oppose catégoriquement à ce projet d’arrêté et engage toute la profession à revendiquer ses droits et à tout mettre en œuvre pour obtenir gain de cause !

Sur la scandaleuse arrestation de Léonarda et de sa famille, expulsés vers le Kosovo

http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/141013/leonarda-15-ans-arretee-et-expulsee-pendant-une-sortie-scolaire

La réaction de Peillon :

« Il y a des règles de droit et puis il y a des principes qui sont ceux de la France » a déclaré Vincent Peillon sur France Info le 16 octobre.
« Notre règle c’est qu’on n’intervienne pas quand il y a scolarité. Je demande qu’on sanctuarise l’école et qu’on garde nos principes de droit et d’humanité ».

Quand le PS se demande s’il a encore une âme.

Le MEDEF et l’ UIMM, signataires d’un partenariat avec l’EN, viennent d’être renvoyés devant le tribunal correctionnel

(voir article mediapart.fr en pièce jointe)

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Article Mediapart

Ils sont accusés de détournements de fonds, corruption, et substitution de témoins, dans l’affaire des "caisses noires".
Sont en jeux 18 millions d’Euros dissimulés de 2004 à 2007, pour "fluidifier les relations sociales" (entendons pour briser les grèves). En fait, il ne s’agit que de la partie visible d’un gigantesque iceberg, puisque c’est par hasard que cette escroquerie a été découverte. Elle a été en grande partie dissimulée en raison de la lenteur de la procédure judiciaire.

Rappelons que le syndicat du patronat et sa fédération de la métallurgie sont " des partenaires éducatifs " du Ministère de l’Éducation Nationale (Convention signée par François FILLON en 2005).

A ce titre, ils interviennent dans les établissements scolaires, officiellement, dans le cadre du dispositif "école-entreprises". Mais aussi officieusement en cachant leurs sigles derrière des noms d’associations "éducatives" aux appellations toujours très ronflantes.

Vincent PEILLON a renouvelé la convention MEDEF / Éducation Nationale, en septembre 2012.

Alors un seul geste :

Signer la pétition en ligne :

ABROGATION
de la CONVENTION
MEDEF - Éducation Nationale

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2013N44789

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  • Un syndicat de lutte
  • Un syndicat de transformation sociale

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En pièce-jointe :


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